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DESCRIPTIF
Cette croix, dont aucun document ne nous donne l'aspect,
avait sans doute été érigée
au XIème siècle.
Don Morin, dans son "histoire du Gâtinois",
écrit :"...se voit au bout du Faux-bourg
du Costé de la porte de Bourgogne, une croix
de pierre qui estoit la séparation des dites
terres du Royaume de France et du Duché de Bourgogne..."
; quant à l'abbé Pougeois dans "Moret,
antique et royale cité" de préciser
:"...cette croix, connue sous le nom de Croix
au Duc s'élevait à l'extrémité
du faubourg de Moret, près du pont de Bourgogne,
à droite, à l'entrée de l'avenue
conduisant au château de Ravannes sur la grande
route de Paris à Lyon. Elle fut renversée
pendant la Révolution par des individus possédés
par la fureur destructive de l'époque [...] qui
s'emparèrent même, pour la marteler et
la détruire , de différentes médailles
commémoratives qu'ils trouvèrent sous
son piédestal...".
Sur ce plan du XVIIIème siècle
du territoire d'Ecuelles, elle est portée comme
s'élevant à l'embranchement de la route
de Sens et de l'avenue qui, partant de cette route après
le pont sur l'Orvanne, conduisait au château de
Ravannes pour se continuer par la route d'Ecuelles.
Elle figurait déjà sur le plan dressé
à la fin du XVIIème siècle pour
l'adduction au Palais de Fontainebleau des eaux de l'étang
de Moret, ce qui précise son emplacement primitif.

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RATTACHEMENT D'ECUELLES
AU ROYAUME DE FRANCE (1067)
Ecuelles faisait partie de l'Ancienne province du
Gâtinais La province du Gâtinais comprenait
les comtés de Moret, de Nemours, de Montargis,
le pays de Puisaye, embrassant ainsi dans son périmètre
un territoire assez considérable. Elle était
divisée en deux parties : Le Gâtinais
français dans l'Ile-de-France , et le Gâtinais
orléanais, dans l'Orléanais. Le premier
qui était moins étendu avait pour capitale
Nemours et a formé le sud-ouest de la Seine-et-Marne
; l'autre reconnaissait pour chef-lieu Montargis et
se retrouve aujourd'hui dans la partie orientale du
Loiret.
Le Gâtinais avait au XIème siècle
ses comtes particuliers. L'un d'eux, Geoffroy Le Barbu,
qui était en même temps duc d'Anjou,
fut dépouillé de ces possessions , jeté
en prison et mis à mort par Foulques le Réchin,
son frère cadet. Celui-ci craignant la colère
du roi de France, Philippe Ier, lui céda, pour
conserver l'Anjou, la province du Gâtinais qui
fut ainsi réunie à la couronne du Royaume
de France.
ANNEXION DU FAUBOURG
POUR L'EXTENSION DE MORET
L'abbé Pougeois dans "Moret, antique
et royale cité" nous rapporte cette "conquête
territoriale": "Moret fut augmentée
d'une partie du faubourg du pont, prise sur la commune
d'Ecuelles.
La ville de Moret étouffant dans ses étroites
murailles, cherchait en vain à s'étendre
au dehors. D'un côté elle rencontrait,
à quelques mètres de ses portes le territoire
des Sablons ; de l'autre, la commune d'Ecuelles arrivant
jusqu'au coeur de la ville. Dans cette extrémité,
elle n'eut d'autre ressource que de sauter par dessus
ses murailles et ses cours d'eau, et de se jeter sur
les pays voisins. C'est ainsi que, plusieurs fois,
elle a essayé de mettre un pied au couchant
sur les Sablons, et l'autre au levant sur Ecuelles.
Le territoire de la ville de Moret ne comprenait qu'une
surface de 455 hectares, tandis que celui d'Ecuelles
en comprenait 1147. A la vue de cet état de
choses si préjudiciable [?] à la ville
qu'il administrait, le maire [de Moret de l'époque],
au mois de mai 1854, souleva devant le conseil municipal
la question de réclamation.
Un rapport motivé d'une conclusion [tristement
célèbre pour Ecuelles], obtint de l'autorité
souveraine l'annexion à la ville de Moret de
toute la partie du faubourg située entre la
rivière du Loing et le canal du même
nom".
Une loi du 25 avril 1855, fixe la nouvelle limite
territoriale. Cette annexion a diminué le territoire
d'Ecuelles de 38 hectares.
Mais alors, Moret, faubourg d'Ecuelles ?
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