| Deux types de fosses composent une cressonnière
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- les fosses à semis
- les fosses de reproduction.
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Production du cresson
Dans les fossés à semis, on laisse fleurir
le cresson pour obtenir des graines qui sont ensuite
mises à germer pour la récolte suivante.
Ces graines préparées sont placées
dans les fosses de reproduction ; on monte le niveau
d'eau au fur et à mesure de la pousse du cresson.
L'hiver, le cresson doit être régulièrement
maintenu dans l'eau pour empêcher qu'il ne gèle
(l'eau de source des anciennes cressonnières
sortait à une température située
entre 10 et 13°C quelque soit la saison). Cette
opération s'effectue par roulage (rouleau de
la largeur des fossés tirés à
l'aide de chaînes) ou par "chuellage".
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Les
exploitants de la cressonnière tenant
les "chuelles", larges planches au
bout d'un grand manche permettant de tasser
le cresson dans l'eau. Remarquez aussi le panier
en osier servant au transport des bottes de
cresson. |
Récolte
La récolte se faisait de juin à octobre,
toutes les 3 semaines, à raison de 2 à
3 bottes par mètre carré. Elle s'effectuait
à la main.
Le cueilleur se plaçait sur une planche disposée
en travers des fossés, ramassait 2 à 3
poignées de cresson qu'il liait à l'aide
d'un brin d'osier pour former une botte. Il récoltait
environ 80 bottes par heure.
Vente
Une grande partie de la récolte était
vendue aux 'Halles de Paris". Le transport vers
Paris s'effectuait par chemin de fer à partir
de la gare de Moret.
L'autre partie était vendue sur les marchés
locaux, à la criée devant les usines ou
au porte à porte :
"Cresson de Fontaine,
la santé du corps, à 10 sous la
botte!" |
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