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La "Céramique" au
début du XXème siècle
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ORIGINE
A la fin du XIXème siècle, le
charbon, source d'énergie, était
acheminé dans la région par bateaux.
Un port à charbon occupait la rive droite
du canal (quai maçonné toujours
visible).
Des briquettes et boulets de charbon étaient
fabriqués dans une manufacture avec le
"poussier" (poussière) de charbon
mélangé à de la glaise
tirée des glaisières d'Ecuelles
(les vestiges de ces glaisières sont
visibles à la sortie d'Ecuelles, sur
la route d'Episy)
Cette fabrique de boulets, en place depuis 1895
est achetée en 1907 par Monsieur Guérineau,
propriétaire de faienceries, qui y transfère
son usine parisienne.
La "Céramique" est née
!
Sa production, à
l'époque, touchait pour l'essentiel,
les carreaux émaillés.
Des souvenirs de cette production persistent
de nos jours ; ce sont les petits carreaux
prismatiques blancs ou beiges qui garnissent
les stations du métro de Paris.
De 1914 à 1919, la production se
diversifie. A la production de carreaux
émaillés vient s'ajouter
une nouvelle fabrication : les produits
réfractaires de qualité
supérieure.
Beaucoup sont réalisés à
la main ; le savoir-faire et le "tour
de main" des compagnons assuraient
à ces produits une qualité
exceptionnelle.
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En 1955, l'usine est vendue
à une société allemande
–Diderwerke– qui en assure l'exploitation
jusqu'en 1992, date de sa fermeture.
L'usine est ancienne, ses équipements
usagers, son coût de main d'œuvre
élevé ; elle n'est plus rentable
devant les nouvelles installations utilisant
des malaxeurs mécanisés et des
chaînes de fabrication automatisées.
Devant ce constat économique, le verdict
est terrible, implacable : la "Céramique"
(DSIPC) doit être fermée.
L'usine est démantelée et rasée
en 1993.
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L'acheminement des matériaux par le
canal
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LA REHABILITATION DU SITE
Sur l'emplacement laissé
vacant, une réhabilitation est prévue
: le reboisement de ce site devrait le transformer
en un agréable espace de promenade et
de détente…
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Le site de la "Céramique"
dans les années 1980
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